Le Gouvernement tchadien et la Banque africaine de développement (BAD) ont conclu, ce jeudi 20 août 2026, un accord de financement destiné à soutenir le Programme d’Appui à l’Amélioration du Climat des Affaires et à la Modernisation de l’Administration (PAACAMA).
D’un montant global d’environ 8 milliards de FCFA, cet appui financier entend donner un nouvel élan aux réformes engagées par les autorités tchadiennes pour rendre l’administration publique plus performante et renforcer les conditions nécessaires au développement du secteur privé.
L’accord a été paraphé par Tahir Hamid Nguilin, ministre d’État, ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, et Francis Dogo, représentant de la Banque africaine de développement au Tchad.
Au-delà de son enveloppe financière, ce partenariat place au cœur de ses priorités plusieurs leviers essentiels de la transformation économique du pays. Il s’agit notamment de consolider la gouvernance économique, d’améliorer la mobilisation des ressources intérieures, de moderniser les services publics et de créer un environnement plus favorable aux investissements et aux activités économiques.
À travers le PAACAMA, l’ambition est également de rapprocher davantage l’administration des citoyens et des opérateurs économiques, en favorisant des procédures plus efficaces, une meilleure gestion publique et un cadre institutionnel propice à l’initiative privée.
Lors de la signature, le ministre d’État a salué l’engagement constant de la BAD aux côtés du Tchad. Il a exprimé la reconnaissance du Gouvernement pour cet accompagnement, présenté comme un soutien important aux réformes et aux priorités nationales de développement.
Ce nouvel accord illustre ainsi la volonté de N’Djamena de s’appuyer sur des partenariats stratégiques pour accélérer la modernisation de l’État. Avec cet appui, la réforme administrative ne se limite plus à une ambition institutionnelle : elle se veut désormais un levier de gouvernance, de compétitivité économique et d’attractivité pour les investissements.
Pour le Tchad, l’enjeu est clair : transformer progressivement l’administration afin qu’elle devienne un véritable moteur de développement et un instrument au service d’un climat des affaires plus dynamique et plus compétitif.
MBAÏLEDE Trésor



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