L’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) tire la sonnette d’alarme après la plainte déposée par l’Hôpital de la Renaissance contre le journal Tribune Échos. La directrice de publication du média, Zara Tchari, a été convoquée par la Police judiciaire et pourrait être présentée au procureur de la République le 16 mars au Tribunal de Grande Instance de N’Djamena.
Dans un communiqué publié le 13 mars, l’organisation des médias en ligne estime que cette procédure constitue « une atteinte grave à la liberté de la presse », un droit garanti par la Constitution tchadienne et par les conventions internationales ratifiées par le pays. Pour l’AMET, la démarche de l’établissement hospitalier s’apparente à une tentative d’intimidation visant à fragiliser l’exercice du journalisme.
L’association rappelle que les litiges portant sur les contenus médiatiques doivent, en premier lieu, relever de la compétence de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA), organe chargé de la régulation du secteur. Le recours direct à la voie judiciaire qualifié par l’AMET de « PJdisation » risquerait, selon elle, d’installer un climat de méfiance entre les médias et les institutions publiques, notamment les établissements hospitaliers.
Tout en réaffirmant son soutien à Tribune Échos, l’organisation appelle à garantir l’accès des journalistes aux hôpitaux, considérés comme des espaces publics où les médias doivent pouvoir exercer leur mission d’information et d’alerte au service du débat public.
L’AMET exhorte enfin les autorités judiciaires à veiller au respect des droits de la défense et à rejeter une plainte qu’elle juge destinée à instrumentaliser la justice contre les professionnels des médias.
La Rédaction



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