L’Assemblée nationale a marqué une nouvelle étape dans la consolidation de l’État de droit, ce lundi 8 décembre 2025, en adoptant deux textes majeurs lors de sa 18ᵉ séance plénière. Sous la présidence de M. Ali Kolotou Tchaïmi, et en présence du Ministre d’État chargé de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, M. Limane Mahamat, ainsi que de la Ministre Secrétaire Générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, les députés ont approuvé deux projets de loi considérés comme déterminants pour la modernisation institutionnelle du pays.
Le premier texte consacre la mise en place du Haut Conseil des Chefferies Traditionnelles, une instance consultative désormais dotée d’attributions précises. Ce cadre vise à renforcer le dialogue entre les autorités traditionnelles et les pouvoirs publics, mais aussi à garantir une meilleure prise en compte des réalités coutumières dans la gouvernance nationale. En l’institutionnalisant, le législateur entend offrir un espace structuré pour éclairer les décisions publiques sur des questions liées à la chefferie, pilier de cohésion sociale dans de nombreuses communautés.
Le second projet de loi porte sur la révision de l’ordonnance relative à la création de l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC). Cette actualisation harmonise son cadre juridique et confie désormais au Président de la République la nomination de ses principaux responsables. L’objectif affiché est de renforcer l’efficacité opérationnelle de cette institution, appelée à jouer un rôle central dans la moralisation de la vie publique.
Présentés par la Commission Politique Générale, Institutions, Lois, Droits Fondamentaux et Libertés, ces deux textes s’inscrivent dans une dynamique de transparence et de modernisation des instruments étatiques. Le Ministre d’État Limane Mahamat, saluant la portée du rapport parlementaire, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à tenir compte des recommandations des élus. Un avis partagé par la Ministre Secrétaire Générale du Gouvernement.
À l’issue des discussions, les deux projets de loi ont été adoptés à une large majorité : 145 voix pour, 3 contre et 5 abstentions, confirmant le consensus global autour de ces réformes jugées structurantes.
Avec cette double adoption, la Représentation nationale envoie un signal fort quant à sa volonté de consolider les institutions républicaines et de promouvoir une gouvernance plus transparente, au service de la stabilité et du développement.
La Rédaction



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