Tchad : le RPC relance le débat sur la souveraineté africaine à travers la pensée de Thomas Sankara
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Tchad : le RPC relance le débat sur la souveraineté africaine à travers la pensée de Thomas Sankara

Trente-neuf ans après sa disparition, Thomas Sankara reste une figure emblématique des combats pour l’émancipation du continent. Au Tchad, le Réveil panafricain pour le changement (RPC) s’est appuyé sur son parcours pour interpeller les consciences sur les défis de la gouvernance et la nécessité de bâtir un développement fondé sur les ressources nationales.

Le nom de Thomas Sankara continue de résonner dans les débats sur l’avenir de l’Afrique. Jeudi 15 octobre 2026, le siège du Réveil panafricain pour le changement (RPC) a accueilli une conférence-débat consacrée à la vision politique de l’ancien dirigeant burkinabè, à l’occasion du 39ᵉ anniversaire de sa disparition.

Autour du thème « L’héritage de Thomas Sankara pour une Afrique souveraine, unie et prospère », cette rencontre, présidée par le président national du parti, Gassim Chérif Mahamat, a constitué un cadre de réflexion sur les conditions d’une véritable indépendance économique et politique des États africains.

Au-delà de la commémoration, le RPC a voulu remettre au centre des discussions les choix stratégiques qui déterminent le devenir des nations africaines. La question de la souveraineté, la valorisation des ressources locales et la responsabilité des dirigeants ont notamment nourri les échanges.

Pour Gassim Chérif Mahamat, le parcours de Thomas Sankara invite à repenser les politiques publiques et à privilégier des approches capables de répondre aux aspirations des populations. L’ancien président du Burkina Faso demeure, dans cette perspective, une référence pour ceux qui défendent une Afrique davantage maîtresse de ses décisions et de ses orientations économiques.

Le président du RPC a également ramené cette réflexion au contexte tchadien. Doté de ressources naturelles considérables et d’une jeunesse nombreuse, le pays dispose, selon lui, de leviers importants pour impulser une transformation durable. Encore faut-il que ces potentialités se traduisent par des réalisations tangibles dans la vie quotidienne des citoyens.

« S’il a pu faire tout cela en quatre ans, que pourrons-nous faire, nous, chers compatriotes, avec nos terres, notre bétail, notre pétrole et surtout notre jeunesse ? », a-t-il interrogé, lançant ainsi un appel à une meilleure exploitation des atouts nationaux.

Cette interpellation soulève un enjeu majeur : la richesse d’un pays ne garantit pas, à elle seule, le progrès de sa population. Sa transformation en emplois, en services sociaux accessibles et en perspectives pour la jeunesse dépend aussi des choix politiques, de la qualité de la gestion publique et de la capacité des institutions à répondre aux besoins collectifs.

En revisitant la pensée sankariste, le RPC entend ainsi dépasser le cadre du souvenir pour replacer la souveraineté et le développement au cœur du débat national. Une démarche qui pose une question essentielle pour le Tchad comme pour le reste du continent : comment faire des ressources disponibles un véritable instrument de progrès partagé ?

Trente-neuf ans après la disparition de Thomas Sankara, son héritage demeure un sujet de réflexion politique. À travers cette conférence, le RPC a surtout voulu rappeler que l’émancipation de l’Afrique ne se mesure pas uniquement à ses richesses, mais à sa capacité à les mobiliser au bénéfice de ses peuples.

MBAÏLEDE Trésor

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