Tchad : le sport s’impose comme un enjeu de santé publique
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Tchad : le sport s’impose comme un enjeu de santé publique

Le ministère de la Jeunesse et des Sports et l’OMS entendent intensifier leurs efforts pour démocratiser l’activité physique. Au cœur de cette dynamique : l’extension de l’initiative « Samedi, Sport pour Tous » à N’Djamena et dans les provinces, afin d’ancrer la pratique sportive dans le quotidien des Tchadiens.

Le sport ne se limite plus aux terrains de compétition. Il devient un instrument de prévention sanitaire et de promotion du bien-être. C’est dans cette perspective que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Nair Abakar, a échangé, mercredi 28 octobre 2026, avec la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Tchad, le Dr Blanche Anya, autour des moyens de faire de l’activité physique un réflexe accessible au plus grand nombre.

Au centre des discussions, la nécessité de rapprocher les politiques sportives des priorités de santé publique. Les deux parties envisagent une coopération renforcée, associant notamment le ministère de la Santé publique, pour encourager les populations à intégrer davantage le mouvement dans leurs habitudes quotidiennes.

Parmi les leviers identifiés figure le programme « Samedi, Sport pour Tous », lancé par le département ministériel en partenariat avec l’association Le Mercato. Le ministre souhaite donner une nouvelle dimension à cette initiative en l’étendant aux différents arrondissements de la capitale ainsi qu’aux provinces.

L’enjeu est de dépasser le cadre des manifestations ponctuelles pour installer durablement une culture sportive populaire. Jeunes, femmes et autres catégories de la population sont concernés par cette démarche, qui entend faire de l’exercice physique une pratique de proximité, indépendamment de l’âge ou du niveau sportif.

Pour Nair Abakar, la démocratisation du sport constitue une priorité. Il s’agit de convaincre les citoyens que l’activité physique n’est pas l’apanage des athlètes, mais un moyen concret de préserver leur santé, de limiter certains risques de maladies et d’améliorer leur qualité de vie.

Au-delà des intentions affichées, le défi consiste désormais à traduire cette convergence en initiatives durables, capables de toucher les populations dans les quartiers comme dans les localités éloignées des grands centres urbains.

L’implication de l’OMS pourrait contribuer à renforcer la sensibilisation aux bienfaits de l’exercice physique et à consolider les passerelles entre sport et prévention sanitaire.

Pour le Tchad, cette orientation ouvre la voie à une approche plus inclusive du sport, envisagé non seulement comme un facteur de performance et de cohésion sociale, mais aussi comme un investissement dans la santé collective.

La réussite de cette ambition dépendra toutefois de la continuité des actions engagées, de leur accessibilité et de leur capacité à mobiliser durablement les citoyens. Car faire du sport une habitude nationale ne se décrète pas : cela se construit sur le terrain, au plus près des populations.

MBAÏLEDE Trésor

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