Un atelier consacré à la compilation et à l’examen des observations relatives à la Loi n°017/PR/2001 portant Statut Général de la Fonction Publique s’est ouvert ce mardi 18 août 2026 à N’Djamena, avec l’ambition de jeter les bases d’un cadre juridique mieux adapté aux réalités actuelles de l’État.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Baba Laye, Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique et de la Concertation Sociale, représentant le ministre de tutelle. Experts, responsables techniques et personnes ressources prennent part à ces travaux qui doivent permettre d’examiner en profondeur les dispositions du statut en vigueur, d’identifier les insuffisances et de proposer les ajustements nécessaires.
Adopté en 2001, le Statut Général de la Fonction Publique constitue l’un des principaux socles juridiques régissant la carrière des agents publics tchadiens. Mais un quart de siècle plus tard, l’évolution de l’administration, des rapports de travail et des exigences de gouvernance impose, selon les autorités, une actualisation du dispositif.
Dans son discours introductif, le Secrétaire Général a rendu hommage aux membres du comité technique, aux experts et à l’ensemble des personnes ressources mobilisés dans le processus. Il a salué leur engagement et leur contribution à la préparation d’un premier projet désormais soumis à l’appréciation des participants.
« La Fonction Publique constitue le cœur battant de la souveraineté nationale : elle est le visage de l’État auprès des citoyens, le garant de la continuité des services essentiels et le premier moteur de la mise en œuvre de nos politiques publiques », a déclaré Baba Laye.
Une déclaration qui résume l’enjeu central de cette réforme : adapter le fonctionnement de l’administration aux exigences d’un État moderne, plus efficace et davantage en mesure de répondre aux attentes des citoyens.
L’atelier ne constitue toutefois pas une initiative isolée. La révision du Statut Général de la Fonction Publique s’inscrit dans une démarche plus large de réorganisation du cadre législatif encadrant le monde du travail et la protection sociale.
Selon les responsables du ministère, cette dynamique doit notamment intégrer la révision du Code du Travail, du Code de Sécurité Sociale, de la Convention Collective Générale, ainsi que de leurs différents textes d’application.
L’objectif affiché est de parvenir à un ensemble législatif cohérent, harmonisé et concerté, capable de mieux encadrer les relations professionnelles, les droits et obligations des agents, ainsi que les mécanismes de gestion de la carrière dans le secteur public.
Après la cérémonie officielle, les participants ont procédé à la mise en place du bureau de l’atelier, donnant ainsi le coup d’envoi effectif aux travaux techniques.
Les échanges portent notamment sur les différentes observations recueillies autour du Statut Général de la Fonction Publique. Elles devront être analysées, discutées et, le cas échéant, intégrées au projet de révision.
Au-delà des considérations strictement juridiques, l’exercice apparaît comme un test de concertation entre les différents acteurs concernés par la gestion de la Fonction publique. La qualité des discussions et la capacité des participants à dégager des propositions consensuelles seront déterminantes pour la suite du processus.
À travers cette démarche, le ministère entend poser les fondations d’un cadre juridique rénové, susceptible d’accompagner les transformations de l’administration tchadienne et de renforcer son efficacité.
La révision du Statut Général de la Fonction Publique apparaît ainsi comme un chantier stratégique : derrière les articles de loi et les dispositions réglementaires se joue une question essentielle, celle de la capacité de l’État à disposer d’une administration organisée, performante et en phase avec les aspirations de la société.
L’atelier ouvert ce 18 août constitue donc une étape importante. Reste désormais à transformer les observations et propositions formulées autour de la table en un texte juridiquement solide, socialement concerté et suffisamment ambitieux pour répondre aux défis de la Fonction publique tchadienne du XXIᵉ siècle.
MBAÏLEDE Trésor



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