Face aux menaces que représentent la peste des petits ruminants et la péripneumonie contagieuse bovine, le Gouvernement lance une nouvelle campagne de vaccination pour préserver le patrimoine animalier national. L’opération 2026-2027 a été officiellement inaugurée ce lundi 2 novembre à Tchili, dans la province du Kanem, par le ministre de l’Élevage et de la Production animale, le Pr Abderahim Awat Atteïb.
Le cheptel tchadien est de nouveau au centre d’une opération de protection sanitaire. Dans la province du Kanem, les autorités entendent anticiper les risques de propagation des maladies animales en misant sur la vaccination. C’est dans cette dynamique que le ministre de l’Élevage et de la Production animale, le Pr Abderahim Awat Atteïb, a procédé, ce lundi 2 novembre 2026, à Tchili, au lancement officiel de la campagne conjointe de vaccination du cheptel pour la période 2026-2027.
Cette initiative cible deux maladies particulièrement préoccupantes pour le secteur pastoral : la peste des petits ruminants (PPR) et la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB). Deux affections animales dont les conséquences peuvent fragiliser les troupeaux, compromettre les activités des éleveurs et affecter les revenus de nombreuses familles qui dépendent directement de l’élevage.
La cérémonie de lancement a mobilisé plusieurs personnalités et acteurs du monde pastoral. Aux côtés du membre du Gouvernement figuraient les autorités administratives locales, le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Kanem, une délégation venue du Niger ainsi que différents intervenants du secteur de l’élevage. Une présence qui témoigne de l’importance accordée à la prévention sanitaire et à la mobilisation des acteurs autour de la protection du cheptel.
Au-delà du lancement officiel, cette campagne traduit une volonté de renforcer la prévention face aux menaces sanitaires qui pèsent sur les ressources animales. En ciblant simultanément les petits ruminants et les bovins, les autorités entendent réduire les risques de propagation de ces maladies et préserver la santé des troupeaux.
L’enjeu dépasse largement la seule dimension vétérinaire. Au Tchad, l’élevage constitue un pilier de l’économie rurale, une source essentielle de revenus et un moyen de subsistance pour une importante partie de la population. La santé du cheptel conditionne ainsi les activités des éleveurs, la sécurité économique des ménages pastoraux et la vitalité de toute une chaîne de production.
Dans cette perspective, la réussite de l’opération dépendra notamment de la mobilisation des services vétérinaires, de l’implication des éleveurs et de la couverture effective des troupeaux concernés.
Avec cette campagne 2026-2027, le Kanem accueille une nouvelle étape de la stratégie de prévention des maladies animales. Le lancement de Tchili rappelle surtout que la protection du cheptel ne relève pas uniquement d’une intervention ponctuelle, mais d’un effort continu nécessitant anticipation, surveillance et engagement collectif.
Car derrière chaque troupeau protégé, ce sont des familles, des activités économiques et une partie importante du patrimoine productif national qui sont préservées. Pour le secteur pastoral tchadien, l’enjeu est donc considérable : faire de la vaccination un véritable bouclier contre les maladies animales et limiter leurs conséquences sur les communautés d’éleveurs.
MBAÏLEDE Trésor



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