Le renforcement de la gouvernance du système de santé tchadien franchit une nouvelle étape. L’École nationale d’administration (ENA) et le ministère de la Santé publique et de la Prévention ont engagé, ce mercredi, des discussions stratégiques en vue de lancer un ambitieux programme de formation destinée aux responsables des structures sanitaires et hospitalières du pays.
Le directeur général de l’ENA, Dr Mahamat Borgou Hassan, accompagné de ses principaux collaborateurs, a reçu en audience Mme Achta Ousmane Elimi, conseillère du ministre de la Santé publique et de la Prévention, ainsi que Dr Stéphane d’Almeida, coordonnateur du Projet RHS Tchad. Cette rencontre de travail a permis d’affiner les contours d’un partenariat axé sur le développement des compétences managériales des cadres du secteur de la santé.
Au cœur des échanges figurait la mise en place d’un programme de formation spécialisé en management sanitaire, conçu pour répondre aux défis croissants liés à la gestion des établissements de santé. L’objectif est de doter les responsables administratifs et techniques d’outils modernes de gouvernance, de planification, de leadership et de gestion des ressources, afin d’améliorer durablement les performances des structures hospitalières.
Au-delà de la formation des cadres, le projet ambitionne également de renforcer les capacités institutionnelles des établissements chargés de dispenser cet enseignement. Cette approche vise à garantir la pérennité du dispositif en développant une expertise nationale capable d’assurer, sur le long terme, la formation des futurs gestionnaires du système sanitaire tchadien.
Soutenue financièrement par Expertise France, cette initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation du secteur de la santé et de professionnalisation de son administration. Elle traduit la volonté des partenaires de promouvoir une gouvernance plus efficace, fondée sur des compétences solides et adaptées aux réalités du terrain.
À l’issue de cette séance de travail, les différentes parties ont convenu de mettre en place une équipe technique conjointe. Celle-ci aura pour mission d’élaborer les référentiels pédagogiques, les contenus de formation ainsi que l’ensemble des documents techniques nécessaires au déploiement du programme.
Selon le calendrier arrêté, les premières sessions de formation devraient être lancées en janvier 2027, marquant ainsi le début d’un chantier stratégique pour le renforcement du capital humain dans le secteur de la santé. À terme, cette initiative devrait contribuer à améliorer la qualité de la gouvernance hospitalière et à renforcer l’efficacité des services de santé au bénéfice des populations.
MBAÏLEDE Trésor



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