Tchad : les autorités clarifient les résultats du contrôle qualité de l’eau Cristal
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Tchad : les autorités clarifient les résultats du contrôle qualité de l’eau Cristal

Après l’alerte suscitée en juillet par le signalement d’une odeur inhabituelle dans une bouteille d’eau minérale de marque CRISTAL, les autorités tchadiennes livrent les conclusions de leurs contrôles. Les analyses réalisées par le Centre de Contrôle de la Qualité des Denrées Alimentaires (CECOQDA) permettent de distinguer les productions conformes du lot ayant fait l’objet d’une non-conformité.

L’affaire avait débuté à la suite du signalement effectué par un consommateur concernant une bouteille de 1,5 litre. Face à cette situation, des mesures préventives avaient été prises, notamment le retrait de certains lots par le fabricant, dans le but de préserver la sécurité des consommateurs et de permettre des investigations approfondies.

Saisi pour vérifier la conformité des produits concernés, le CECOQDA a procédé à des prélèvements sur différents échantillons issus des périodes de production mises en cause.

Les résultats communiqués par le ministère du Commerce et de l’Industrie indiquent que les échantillons provenant des productions des 30 juin, 1er juillet et 8 juillet2026 répondent aux exigences réglementaires et normatives applicables à l’eau embouteillée destinée à la consommation humaine, pour les paramètres contrôlés.

Une conclusion qui permet aux autorités de dissiper une éventuelle confusion : la non-conformité ne concerne pas l’ensemble de la production de la marque CRISTAL, mais une période de fabrication précisément identifiée.

Selon les autorités, la non-conformité concerne les produits fabriqués entre 20 heures le 1er juillet et 7 heures le 2 juillet 2026.

Le ministère du Commerce et de l’Industrie appelle ainsi les consommateurs qui détiendraient encore des bouteilles provenant de cette période à les retourner à l’usine de production. Cette mesure doit permettre leur prise en charge conformément aux dispositions arrêtées par les autorités compétentes.

Le lot concerné doit, par ailleurs, faire l’objet d’une destruction conformément aux procédures réglementaires applicables aux produits déclarés non conformes.

Au-delà du cas particulier de CRISTAL, cette affaire remet au premier plan la question du contrôle de la qualité des produits de grande consommation au Tchad. L’enjeu dépasse en effet la seule conformité administrative : il touche directement à la protection de la santé des consommateurs et à la confiance accordée aux producteurs.

Le ministère du Commerce et de l’Industrie assure vouloir maintenir une surveillance rigoureuse du marché et veiller au respect des normes applicables aux produits destinés à la consommation.

Les autorités exhortent également les producteurs à renforcer leurs mécanismes internes de contrôle et à maintenir une vigilance constante sur l’ensemble de leur chaîne de production.

Entre signalement, retrait préventif, analyses et destruction du lot incriminé, le dossier CRISTAL illustre ainsi l’importance d’une réaction rapide lorsqu’un doute apparaît sur la qualité d’un produit de consommation. Pour les consommateurs comme pour les industriels, la transparence et la rigueur du contrôle restent désormais les clés pour préserver la confiance.

MBAÏLEDE Trésor

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