Le gouvernement tchadien et African Parks Network ont officiellement signé, ce jeudi au ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, de nouveaux accords de partenariat consacrant une nouvelle gouvernance des principales aires protégées du pays. Une étape majeure qui marque le retour d’une coopération fondée sur la confiance, la transparence et le respect de la souveraineté nationale.
La cérémonie, en présence de représentants diplomatiques, de partenaires techniques et financiers ainsi que de hauts responsables de l’État, symbolise l’aboutissement de plusieurs mois de négociations engagées après la suspension des précédents accords en octobre 2025.
En ouvrant les travaux, le secrétaire général du ministère et président du comité technique de négociation, Koularambaye Koundja Julien, a salué l’esprit de responsabilité qui a animé les discussions, permettant d’aboutir à un cadre de coopération rénové.
Le directeur général d’African Parks Network, Peter Fearnhead, a, pour sa part, souligné que ces nouveaux accords traduisent une ambition commune de préserver un patrimoine naturel d’importance mondiale tout en favorisant le développement durable des territoires et le bien-être des communautés riveraines. Il a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner le Tchad dans la mise en œuvre de cette vision, en cohérence avec le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ».
L’Union européenne, partenaire historique du secteur environnemental tchadien, a également renouvelé son soutien aux efforts du pays en faveur de la conservation de la biodiversité.
Prenant la parole, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a qualifié cette signature de « tournant historique » pour la politique nationale de conservation. Il a rappelé que les nouveaux accords sont le résultat d’un dialogue approfondi ayant permis de redéfinir les modalités de gestion des parcs nationaux et réserves naturelles sur des bases plus équilibrées.
Le nouveau dispositif instaure notamment un modèle de cogestion renforçant le rôle stratégique de l’État, améliore les mécanismes de gouvernance et de contrôle, prévoit une gestion financière davantage ancrée au niveau national avec un compte bancaire domicilié au Tchad et associe désormais les collectivités territoriales au suivi des aires protégées.
Les accords concernent le Parc national de Zakouma, le parc de Siniaka-Minia, la réserve de l’Aouk ainsi que la réserve naturelle et culturelle de l’Ennedi. Ils accordent également une place importante au développement de l’écotourisme, à la création d’emplois, à la lutte contre le braconnage et au renforcement des investissements au profit des communautés locales.
À travers ce partenariat renouvelé, le gouvernement entend faire des aires protégées non seulement des espaces de préservation de la biodiversité, mais aussi des moteurs de croissance verte, de résilience climatique et de développement économique durable. Une ambition qui s’inscrit pleinement dans la stratégie de transformation portée par le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ».
MBAÏLEDE Trésor



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