Environnement, résilience climatique et développement durable : le Tchad franchit une nouvelle étape dans la lutte contre la dégradation des terres. L’Agence nationale de la Grande Muraille Verte et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont officialisé leur partenariat opérationnel autour du projet SURAGGWA, une initiative qui ambitionne d’améliorer les conditions de vie de millions de personnes.
La lutte contre la désertification et la préservation des ressources naturelles prennent une nouvelle dimension au Tchad. Le ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, à travers l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte, et la FAO ont signé, ce vendredi 23 octobre 2026, un accord de partenariat opérationnel pour la mise en œuvre du projet SURAGGWA.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous. Étaient également présents le représentant Résident de la FAO, Aristide Obame Ogone, le directeur général de l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte, Tahar Allatchi Galma, ainsi que plusieurs responsables et cadres des deux institutions.
Au-delà de la portée institutionnelle de cette signature, l’accord marque une avancée concrète dans la coopération entre le Tchad et la FAO pour répondre aux défis environnementaux qui fragilisent les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations.
Doté d’une enveloppe de plus de 14 millions de dollars américains, le projet SURAGGWA affiche des ambitions à la hauteur des enjeux écologiques et socioéconomiques du pays. À terme, il devrait bénéficier à 5,7 millions de personnes, dont 1,8 million de bénéficiaires directs.
L’intervention s’articulera autour de trois axes majeurs : la restauration des terres dégradées, la gestion durable des ressources naturelles et le renforcement des capacités des institutions et des communautés locales.
Ces priorités répondent à des préoccupations essentielles pour le Tchad, où la dégradation des sols, la pression sur les ressources naturelles et les effets des changements climatiques constituent des défis majeurs pour les populations rurales et les activités économiques qui dépendent de la terre.
La restauration des espaces dégradés vise ainsi à contribuer à la reconquête des terres fragilisées, tandis que la promotion de pratiques durables doit favoriser une meilleure utilisation des ressources disponibles. Le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires, quant à lui, devrait permettre de consolider les compétences nécessaires à la pérennisation des actions engagées.
La signature de cet accord constitue une étape déterminante : elle ouvre la voie au démarrage effectif des activités du projet, annoncé dans un délai d’un mois.
L’enjeu sera désormais de traduire les engagements pris en résultats tangibles sur le terrain. La réussite de SURAGGWA dépendra notamment de la coordination entre les institutions partenaires, de l’implication des communautés concernées et de la capacité à inscrire les interventions dans la durée.
Pour l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte et la FAO, cette coopération représente une opportunité de renforcer les efforts de restauration des écosystèmes et de promouvoir des solutions adaptées aux réalités locales.
Au-delà des financements annoncés et des objectifs chiffrés, l’ambition est de contribuer à la protection du capital naturel du Tchad, tout en soutenant la résilience des populations face aux pressions environnementales.
Avec SURAGGWA, le défi commence désormais sur le terrain : transformer les ressources mobilisées en terres restaurées, en communautés mieux outillées et en perspectives durables pour des millions de Tchadiens.
MBAÏLEDE Trésor



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