La Douane tchadienne change d’ère. Et cette fois, le mouvement ne relève plus de la promesse, mais d’un acte structurant. Du 6 au 8 mai 2026, la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects a réuni, dans ses locaux, ses principaux cadres pour un atelier inédit consacré au suivi-évaluation du Plan Stratégique de Modernisation 2026-2030.
Trois jours durant, l’administration a posé les bases d’une transformation profonde : passer d’une logique d’exécution à une culture d’efficacité.
Première du genre, cette formation a rassemblé Directeurs techniques, Chefs de circonscriptions et Chefs de divisions autour d’un objectif commun : maîtriser les outils qui permettront de piloter la modernisation douanière.
Au menu : gouvernance du suivi-évaluation, méthode SMART, tableaux de bord, analyse d’indicateurs… Autant d’outils qui, jusqu’ici, restaient éloignés du quotidien opérationnel.
Derrière la technicité, une rupture culturelle s’installe. Désormais, la performance ne sera plus un slogan mais une obligation mesurable. Chaque action devra prouver son impact.
La cérémonie de clôture, présidée par Abakar Ahmed Choukou, Directeur des Études, de la Législation douanière et du Contentieux, au nom du Directeur général des Douanes, Ousman Brahim Djouma, s’est voulue sans ambiguïté.
Le message : cette formation n’est pas un exercice théorique, mais un mandat national.
L’orateur a exhorté les participants à devenir les gardiens de la nouvelle démarche stratégique, rappelant que « discipline, responsabilité et fidélité aux méthodes apprises » seront les leviers de la réussite.
Au terme des travaux, une motion de remerciement a souligné l’appui déterminant de la Banque mondiale, partenaire clé de cette montée en compétences. Son soutien technique et financier a permis la tenue d’un atelier considéré par les participants comme un véritable accélérateur de modernisation.
Avec ces nouveaux outils, la Douane tchadienne se dote d’un levier stratégique : mieux sécuriser les recettes, fluidifier les échanges commerciaux, renforcer la transparence et appuyer la croissance nationale.
Ce changement ne se limite pas à l’introduction de méthodes modernes ; il redéfinit la posture même de l’administration.
La Douane ne veut plus être spectatrice du développement. Elle veut en devenir l’un des moteurs.
La Rédaction



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