Donner à voir les réalités du terrain pour mieux orienter les réponses. C’est l’un des principaux enjeux de la prochaine mission au Tchad du Groupe consultatif des donateurs (DAG), dont l’arrivée a été annoncée ce vendredi 25 septembre 2026 à la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa.
L’information a été portée à la ministre par une délégation de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et de la Croix-Rouge du Tchad (CRT), conduite par la cheffe du bureau de l’IFRC au Tchad, Dorien Dalman, aux côtés du président national de la CRT, Dr Khalla Ahmat Senoussi.
Au-delà d’une simple visite institutionnelle, cette mission doit permettre aux représentants de plusieurs partenaires donateurs de se confronter directement aux réalités humanitaires dans l’Est du pays. Des échanges avec les autorités, les organisations humanitaires et les communautés sont notamment prévus afin de mieux cerner l’évolution des besoins et les réponses à privilégier.
Dans un contexte marqué par la persistance des vulnérabilités, la question des ressources demeure centrale. L’accès à l’hébergement, aux services sociaux essentiels et à l’accompagnement des populations affectées figure parmi les préoccupations mises en avant au cours de l’audience.
Pour le département en charge de l’action sociale et de l’humanitaire, la présence des donateurs sur le terrain doit permettre de rapprocher les décisions de financement des réalités vécues par les populations. Les personnes réfugiées, déplacées ainsi que les communautés qui les accueillent sont particulièrement concernées.
La ministre Zara Mahamat Issa a ainsi insisté sur la nécessité de consolider les mécanismes permettant de répondre aux besoins immédiats, tout en développant des initiatives capables de renforcer la résilience des populations sur le moyen et le long terme.
Cette approche concerne également la zone du Lac Tchad, où les défis humanitaires nécessitent une mobilisation continue des acteurs nationaux et internationaux.
L’audience a également permis de remettre au centre des échanges la question de la coordination entre les différents intervenants humanitaires. Pour les autorités tchadiennes, l’efficacité de l’aide dépend autant de la mobilisation des financements que de leur bonne articulation sur le terrain.
Dans cette perspective, le mémorandum conjoint évoqué par la ministre est présenté comme un instrument destiné à améliorer la complémentarité des interventions, à limiter les risques de chevauchement et à favoriser une utilisation plus efficace des ressources disponibles.
Le Gouvernement entend ainsi poursuivre le dialogue avec ses partenaires afin de renforcer la cohérence des actions engagées au bénéfice des populations vulnérables.
À travers cette prochaine visite, les autorités tchadiennes souhaitent surtout créer un cadre de dialogue direct entre les donateurs et les acteurs confrontés quotidiennement aux urgences humanitaires.
La Croix-Rouge du Tchad, qui intervient au plus près des communautés affectées, devrait jouer un rôle important dans cette dynamique aux côtés de l’IFRC et des autres partenaires présents sur le terrain.
Pour le Tchad, l’enjeu est désormais de transformer la connaissance des besoins en engagements concrets : davantage de ressources, une meilleure coordination et des réponses qui ne se limitent pas à l’urgence, mais contribuent également à renforcer durablement les capacités des populations réfugiées, déplacées et des communautés hôtes.
La prochaine mission du DAG apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans le dialogue entre le Tchad et ses partenaires, avec un objectif central : faire davantage correspondre les moyens mobilisés aux réalités humanitaires observées sur le terrain.
MBAÏLEDE Trésor



Laisser un commentaire