Tchad : une nouvelle stratégie de réconciliation soumise à l’examen du gouvernement
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Tchad : une nouvelle stratégie de réconciliation soumise à l’examen du gouvernement

Réunis dans la capitale à l’initiative de la Médiature de la République, les membres du gouvernement ont examiné la nouvelle Stratégie nationale de réconciliation et de consolidation de la paix, un document ambitieux destiné à jeter les bases d’une stabilité durable et d’une cohésion sociale renforcée.

Face aux responsables gouvernementaux, le Médiateur de la République, l’Ambassadeur Saleh Kebzabo, a défendu une vision de la réconciliation fondée sur des engagements tangibles plutôt que sur des déclarations d’intention. Selon lui, le défi consiste désormais à traduire les aspirations à l’unité nationale en politiques publiques capables d’apporter des réponses aux fractures qui ont marqué l’histoire du pays.

La rencontre, présidée en présence du Vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat, s’inscrit dans une série de consultations engagées avec les institutions républicaines afin de bâtir un consensus autour du document stratégique.

Au cours des échanges, le Médiateur a insisté sur le caractère exigeant du processus de réconciliation. Il a rappelé que la paix ne peut être consolidée sans mécanismes institutionnels solides, ressources adaptées et dispositifs de suivi rigoureux. Pour lui, la réussite de cette stratégie dépendra de l’implication effective de tous les départements ministériels et de leur capacité à agir de manière coordonnée.

L’un des messages forts de cette rencontre a porté sur la nécessité de reconnaître les blessures du passé sans pour autant entretenir les divisions. La réconciliation, ont souligné les participants, ne saurait se limiter à des symboles. Elle implique également la reconnaissance des préjudices subis, la restauration de la confiance entre les citoyens et la mise en place de garanties destinées à prévenir la résurgence des conflits.

Au-delà des considérations institutionnelles, les discussions ont mis en lumière l’importance d’une paix enracinée dans les mentalités et les comportements. Les responsables présents ont convenu que la stabilité politique ne peut être durable si elle ne s’accompagne pas d’un véritable travail de rapprochement entre les communautés et d’un renforcement du sentiment d’appartenance nationale.

À l’issue de la réunion, le gouvernement a exprimé son intérêt pour cette initiative, considérée comme un levier essentiel dans la construction d’un Tchad plus uni. Plusieurs recommandations ont été formulées afin d’enrichir le document et d’aboutir à une version finale susceptible de recueillir l’adhésion de l’ensemble des acteurs concernés.

Cette séance de travail intervient quelques jours seulement après une première consultation menée avec les présidents des grandes institutions de la République. Cette démarche progressive illustre la volonté des autorités de favoriser une large participation autour d’un projet considéré comme stratégique pour l’avenir du pays.

Le processus bénéficie également du soutien du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, partenaire de la Médiature dans les initiatives visant à promouvoir le dialogue, les droits humains et la prévention des tensions sociales.

À travers cette nouvelle stratégie, les autorités tchadiennes affichent leur ambition de dépasser les approches ponctuelles pour inscrire la réconciliation dans une dynamique durable, capable de consolider la paix et de renforcer l’unité nationale sur le long terme.

La Rédaction

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