Tchad : « Une opposition responsable se bat pour une alternance », Avocksouma Djona Atchenemou interpelle la classe politique
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Tchad : « Une opposition responsable se bat pour une alternance », Avocksouma Djona Atchenemou interpelle la classe politique

À travers une déclaration publiée sur sa page Facebook officielle, le professeur Avicksouma Djona Atchenemou remet au centre du débat politique la question de la responsabilité de l’opposition et de sa véritable mission dans une démocratie. Un message qui met en lumière les enjeux de l’alternance politique et les risques d’une opposition davantage préoccupée par les postes que par la conquête du pouvoir.

Le débat sur le rôle de l’opposition politique prend une nouvelle résonance. Dans une publication sur sa page Facebook officielle, le professeur Avocksouma Djona Atchenemou livre une réflexion sans détour sur les motivations qui doivent guider l’engagement des acteurs politiques dans un pays qui se réclame des principes démocratiques.

« Le jour où dans un pays qui se veut démocratique un opposant ne s’engage que pour obtenir un poste, c’en est fini de la démocratie. Une opposition responsable se bat pour une alternance et non pour accompagner un régime moribond », déclare-t-il.

À travers cette prise de position, l’universitaire établit une distinction entre une opposition dont l’engagement vise la conquête du pouvoir par les voies démocratiques et une opposition dont les ambitions se limiteraient à accéder à des responsabilités au sein du pouvoir en place.

En filigrane, son propos soulève une question fondamentale : quelle est la véritable vocation d’une opposition dans un système démocratique ? Est-elle appelée à jouer un rôle de contre-pouvoir, à défendre des alternatives politiques et à porter les aspirations des citoyens, ou peut-elle se satisfaire d’une participation aux institutions sans véritable perspective d’alternance ?

Pour le professeur Avicksouma Djona Atchenemou, la crédibilité de l’opposition repose avant tout sur sa capacité à préserver son indépendance, à défendre une vision politique et à proposer une alternative. Une démarche qui, selon le sens de sa déclaration, ne saurait être réduite à la recherche de postes ou à une présence dans les cercles du pouvoir.

Au-delà de la formulation, cette sortie remet sur la table un débat essentiel pour la vie politique tchadienne : celui de la cohérence entre le discours des opposants, leurs engagements et leurs actes. Car dans toute démocratie, l’opposition ne se définit pas uniquement par sa position face au pouvoir, mais aussi par sa capacité à incarner une alternative crédible et à contribuer au débat public.

Une déclaration qui invite ainsi les acteurs politiques à clarifier le sens de leur engagement : participer à la gestion du pouvoir ou œuvrer à une véritable alternance démocratique.

MBAÏLEDE Trésor

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