Le gouvernement tchadien accélère la redéfinition de son partenariat avec l’ONG African Parks Network (APN). Réuni ce mercredi 6 mai 2026 autour du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Ambassadeur Allah Maye Halina, le comité chargé de renégocier les accords avec l’organisation internationale a présenté les conclusions de plusieurs semaines de travaux techniques, ouvrant la voie à une nouvelle ère dans la gestion des espaces protégés du pays.
Au cœur des échanges : la souveraineté sur les aires protégées, la gouvernance des ressources naturelles et les mécanismes de financement. Des questions sensibles qui traduisent la volonté des autorités tchadiennes de rééquilibrer leur coopération avec APN, acteur majeur de la conservation en Afrique.
Conduit par le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, aux côtés du ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Teguil, le comité gouvernemental a remis au Chef du Gouvernement un rapport détaillé issu des concertations techniques menées ces dernières semaines.
Selon des sources proches du dossier, les discussions ont porté sur plusieurs axes stratégiques : le rôle de l’État dans la prise de décision, l’implication des communautés locales dans la gestion des parcs, ainsi que la transparence dans la mobilisation et l’utilisation des financements liés à la conservation.
Face aux membres du comité, le Premier ministre Allah Maye Halina a donné des orientations fermes pour l’élaboration d’un nouveau cadre de partenariat. Le Chef du Gouvernement a insisté sur une implication plus forte de l’État tchadien dans la gouvernance des aires protégées et sur la nécessité d’adapter les accords aux réalités nationales et locales.
Cette démarche traduit une volonté politique claire : préserver les richesses écologiques du Tchad tout en renforçant la maîtrise nationale sur leur gestion. Dans un contexte où les enjeux environnementaux, sécuritaires et socioéconomiques sont de plus en plus liés, N’Djamena entend désormais faire entendre davantage sa voix dans la conduite des projets de conservation.
La renégociation avec African Parks pourrait ainsi marquer un tournant majeur dans la politique environnementale tchadienne, avec l’ambition affichée de concilier protection de la biodiversité, développement local et souveraineté nationale.
La Rédaction



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