Face à la montée du conflit soudanais, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, est sorti de sa réserve pour clarifier la décision urgente annoncée par N’Djamena : la fermeture immédiate de la frontière entre le Tchad et le Soudan.
Dans une interview accordée à la presse nationale, le ministre a livré un message ferme, sans ambiguïté : trop, c’est trop. Selon lui, les incursions répétées des groupes armés soudanais sur le territoire tchadien mettent à l’épreuve la patience de l’État et constituent une menace directe pour la souveraineté nationale.
« C’est la première et la dernière fois »
D’un ton grave, M. Gassim Chérif Mahamat a rappelé que ces violations frontalières ne datent pas d’hier :
« Depuis quelque temps, les belligérants soudanais franchissent illégalement notre frontière. Cette situation se répète trop souvent. Elle ne peut pas continuer indéfiniment. »
Le gouvernement tchadien a donc tranché : fermeture totale de la frontière et dernier avertissement adressé aux fauteurs de trouble.
« C’est la première et la dernière fois que le sol tchadien est violé. Notre souveraineté n’est pas négociable. Il n’est pas question que nos frontières continuent d’être bafouées », a martelé le porte-parole.
Application immédiate et réponse sévère
Le ministre a annoncé que toutes les autorités compétentes ont reçu l’ordre d’appliquer sans délai cette décision. Désormais, tout assaillant d’où qu’il vienne qui tenterait de franchir illégalement la frontière devra répondre de ses actes. Un message clair destiné aux belligérants du conflit soudanais, mais aussi aux acteurs régionaux.
Appel à la vigilance face à la désinformation
Au-delà du volet sécuritaire, le gouvernement se dit préoccupé par la prolifération de rumeurs et de fausses informations autour de la situation frontalière. Le ministre a invité les populations à faire preuve de discernement :
« Nous appelons les Tchadiens, dans toute leur diversité, à la retenue face aux informations circulant sur les réseaux sociaux. La désinformation nourrit la peur et affaiblit la cohésion nationale. »
Un virage sécuritaire assumé
Avec cette décision radicale, N’Djamena envoie un signal fort : la sécurité nationale est une ligne rouge. Le ton ferme du gouvernement résume l’urgence du moment et le refus clair de voir le pays entraîné malgré lui dans le tumulte du conflit soudanais.
MBAÏLEDE Trésor



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